CEILI ?

La danse traditionnelle irlandaise peut être divisée en deux grands groupes :

  • les danses de compétitions
  • les danses plus populaires, ou de bal.

 

Danses de compétitions

Les compétitions ( Féile, en gaelique) se déroulent lors de feiseanna (pluriel de feis, festival). Le terme de feis ne concerne pas que la danse, il y a des feiseanna de chant, de poésie, etc... Les deux principales commissions de danse irlandaise sont "An Coimisiun", la plus connue, et "An Comhdhail". La règle la plus importante est que le danseur qui se présente doit être l'élève d'un T.C.R.G., c'est-à-dire un professeur agrégé par la Commission. Ces danses possèdent une chorégraphie réglée par la Commission officielle de danse irlandaise de Dublin. Il existe quatre chorégraphies pour chaque danse (sauf certaines, voir description), qui correspondent à quatre niveaux de difficulté :

  • Bun Grad oubeginners
  • Primary Thus Grad/Tus Grad ou primary
  • Novice Grad/Mean Grad ou intermediate
  • Open Grad /Ard Grad

Le compétiteur peut choisir les danses qu'il va présenter, ainsi que le « style » (jig - hornpipe - reel ou figure team dancing.)

En étant débutant, il faut se placer dans le trio de tête pour passer au niveau suivant qui est le Primary. À partir du primary, il faut obligatoirement avoir une première place pour passer au niveau suivant. Chaque danse est jugée individuellement, ce qui signifie concrètement qu'on peut présenter le primary reel, tout en présentant le beginner's hornpipe. Il existe différentes catégories dans la compétition, en fonction du niveau mais aussi de l'âge et du sexe.

Autres danses

  • En solo :
    • les autres jigs
    • le treble reel
    • les sets
    • le hornpipe
  • En groupe :
    • les ceilis
    • le set dancing
    • drama dancing
    • figure team dancing
    • danses populaires inspirées des danses anglaises

    Céilí (bal)

    Un céilí (orthographe irlandaise officielle), au pluriel des céilithe, est, selon l’acceptation actuelle, un bal de danse traditionnelle originaire d’Irlande et d’Écosse, mais qu’on retrouve dans toute la diaspora celtique originaire de ces pays. On rencontre aussi les orthographes ceilidh, céilidh (en anglais) et cèilidh (orthographe écossaise actuelle). Avant l’apparition des discothèques et des night-clubs, des céilí avaient lieu dans de nombreuses salles publiques dans les villes et les villages, le vendredi ou le samedi soir. Ils sont encore assez courant bien que moins nombreux.

    Histoire

    À l’origine, le mot céilí désignait, dans le nord de l’Irlande, une réunion de voisins dans une maison, en soirée, ou l’on discutait et où l’on échangeait les nouvelles. Cette coutume est appelée « kayleeing » dans le comté de Clare et équivaut à ce qu’on nomme « making a cuaird », ailleurs en Irlande. Ce n’étaient pas des réunions de musique et de danse, bien qu’il pouvait y en avoir à l’occasion

    On trouvait le même type de réunion en Écosse :

    « The 'ceilidh' is a literary entertainment where stories and tales, poems and ballads, are rehearsed and recited, and songs are sung, conundrums are put, proverbs are quoted, and many other literary matters are related and discussed»
    « The ceilidh of the Western Hebrides corresponds to the veillée of Lower Brittany […], and to similar story-telling festivals which formerly flourished among all the Celtic peoples. »

    Au cours du XXème siècle, le sens de bal, ou de réunion de danse a progressivement remplacé la première signification du terme en Irlande et en Écosse.

    Le premier céilí irlandais, dans la nouvelle acceptation du terme, fut organisé par Connradh na Gaeilge, récemment fondée, non en Irlande mais à Londres, au Bloomsbury Hall, à côté du British Museum, le 30 octobre 1897. Organisé par la branche londonienne, le programme comprenait du step dancing, de la musique, des chansons, des sets et des valses dansés sur des airs irlandais. Le mot céilí était une erreur d’appellation pour ce type de réunion. Il avait pour but de mettre l’emphase sur le caractère social de ce type d’événements.

    Par la suite, le set dancing ayant été boycotté par les organisation nationalistes irlandaises au début du siècle, car considéré comme d’origine étrangère ou anglaise, on assista à l’apparition d’une distinction entre « fior céilí », ou l’on danse des danses de céilí et « céilí » tout court, dans lesquelles on danse généralement uniquement des sets.

    Les céilithe irlandais modernes

    Dans les céilithe irlandais moderne la danse se présente généralement sous la forme de danses de céilí, de set dancingset dancing et les "fior céilí" dans lesquels on danse exclusivement des danses de céilí. Les uns comme les autres sont animés par des groupes de musiciens appelés céilí band. ou de danse en couple. Il faut distinguer entre les céilithe où l'on danse quasi exclusivement du

    Le mouvement nationaliste irlandais du début du XXe siècle avait décidé de de-angliciser la société irlandaise, selon l'expression de Douglas Hyde. La ligue Gaélique avait en conséquence organisé la promotion des activités culturelles irlandaises et le boycott des manifestations culturelle d'origine britannique. Sa branche sportive la G.A.A. proscrivait donc à ses membres de participer ou d'assister à des activités sportives tels que la boxe, le rugby, etc... Le set dancing irlandais qui remontait aux quadrilles importés du continent par l'intermédiaire de la Grande-Bretagne au début du XIXe siècles fut considéré comme étranger et banni des manifestations culturelles organisées par le mouvement culturel irlandais alors qu'il était très répandu dans les couches populaires. On ne dansait que les danses de céilí, considérées comme purement irlandaises dans les céilithe organisés par les associations culturelles et autres. Suite au renouveau du set dancing, le mouvement culturel d'inspiration nationaliste distingua les "fior céilí", en irlandais "céilí véritable" où l'on dansait uniquement des danses de céilí, des autres, simplement nommés céilí.

    À partir des années 1960 le nombre des fior céilithe a chuté de manière constante, en raison de la concurrence de la culture pop. Les céilithe, par contre, plus libres et populaires, connaissent une popularité croissante depuis les années 1980-1990.

    Jusque dans les années 1970 ou 1980, on ne dansait dans les céilí, ou les "house danse", que le set ou les sets locaux et des valses ou des danses en couple. Depuis le renouveau du set dancing, on peux danser, au choix, jusqu'à une quinzaine de sets différents et certains autres de façon moins fréquente. Il y a donc désormais souvent un "caller", une personne au micro, qui intervient pour annoncer les figures des danses les moins connues aux danseurs.

    En Irlande le premier céilí band aurait été créé en 1926 par Séamus Clandillon, le directeur de programmation de Radio Éireann, dans le but d'avoir de la musique de danse pour ses programmes enregistrés en studio. Cependant un céilí band célèbre, le Tulla Céilí Band, revendique une origine qui remonte aux premières années du siècle.

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